Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 20:58







 B. Hortefeux « ne voit que 3 solutions »

* Diminuer les pensions.
* Augmenter la durée de cotisations.
* Retarder l’âge de la retraite.

L’Union syndicale Solidaires rappelle la 4ème possibilité :

Reprendre des cadeaux faits aux riches :
* 360 milliards aux banquiers,
* 32 milliards « d’aide à l’emploi » pour les patrons qui licencient,
* 14 milliards du paquet fiscal qui profite aux plus riches,
* 8 milliards de taxe professionnelle qui ne sera plus payée,
* 4 milliards grâce à la défiscalisation des heures supplémentaires.

Pour que tous bénéficient du progrès social, au lieu de régresser !
Par sud-solidaires
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Vendredi 19 juin 2009 5 19 /06 /Juin /2009 20:45








L’annonce du gouvernement concernant le changement de statut de La Poste ne reprend en rien les prétendues garanties avancées par le Président de la République en décembre dernier.

Ainsi, l’appartenance 100 % publique de La Poste n’est même pas garantie par le projet de loi. En effet, celui-ci stipule que Le capital de La Poste sera détenu par l’Etat ou d’autres personnes morales appartenant au secteur public. Le gouvernement estimant que toute entreprise détenue à au moins 50 % par l’Etat fait partie du secteur public, rien n’empêche l’introduction de fonds privés dès maintenant !

Les promesses du gouvernement ont déjà un air connu et la mystification de la société anonyme à 100% publique ne trompe plus personne, les usagers et personnels de France Télécom, EDF ou GDF ont déjà donné.

De plus, selon le rapport Ailleret et les déclarations du Président de la République, les missions de service public devaient être renforcées et leur financement pérenniser. Rien de tout cela dans le projet de loi qui se contente de reprendre les dispositions prévues par la loi de 2005, pourtant déjà a minima.

Des faux arguments !

Ce changement de statut devrait prétendument donner les moyens « d’affronter l’ouverture totale à la concurrence ». Cet argument est totalement dénué de fondement au regard de la situation actuelle.

En effet, les coûts du service public restant à la charge de La Poste, courrier (901 M€), aide à la presse (414 M€), accessibilité bancaire (tenu secret par la banque postale) et présence postale territoriale (266 M€), s’élèvent à environ 2 milliards d’€/an.

Ils sont aujourd’hui couverts grâce au modèle économique de monopole de l’entreprise publique et au travail des postières et des postiers. Le projet de privatisation promu par le gouvernement ne propose aucune réelle alternative, aucune innovation, aucune amélioration en terme de qualité de service, de tarifs ou d’égalité de traitement.

Deni de démocratie !

Alors que le sujet postal concerne l’ensemble des citoyens, le gouvernement choisit délibérément de passer son projet en force en concentrant toutes les consultations nécessaires au mois de juillet et en optant pour une procédure accélérée au parlement !

En tant qu’infrastructure essentielle au fonctionnement du pays, La Poste doit s’améliorer dans un cadre public et au service du public, avec la même régularité et dans l’égalité de traitement, avec de vraies innovations, en phase avec les besoins contemporains de tous, jusqu’aux plus démunis.

SUD PTT s’opposera à cette privatisation par tous les moyens, au sein de l’Etablissement Public et en coordination avec les forces prêtes à lutter contre la privatisation de La Poste et pour un service public postal répondant d’abord et avant tout à l’intérêt général.

le 16 juin 2009

Le site de SUD PTT : http://www.sudptt.org
Par sud-solidaires
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 23:07




                                                                                                57






Un vapocraqueur est une unité servant à fabriquer de l'éthylène et du propylène, deux produits indispensables dans la fabrication du plastique courant polyéthylène et polypropylène. "La fermeture du vapocraqueur n°2 de la plate-forme chimique de Carling, annoncée en 2006 par TOTALmalgres des bénéfices historiques de 13,9 milliards d'euros en 2008. , cela se traduira par la suppression d'environ 200 emplois et privera les usines Arkema de Carling et Ineos de Sarralbe (Moselle) en propylène, leur principale matière première. Une étude menée par le conseil régional et le conseil économique et social de Lorraine a démontré que la stratégie par Total Petrochemicals France (TPF) (la branche chimie du pétrolier, ndlr) à Carling est basée purement sur des considérations d'ordre financier.
  Un rapport de François Loos, ancien ministre délégué à l'Industrie,  souligne la nécessité, "pour TPF, de sortir de l'ambiguïté en annonçant sa volonté de soutenir le développement de la pétrochimie en Lorraine sinon, celle-ci ira vers une réduction d'activité".
TPF a annoncé à la fin janvier le démarrage d'une nouvelle unité chimique à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre (Seine-Maritime), dans le cadre d'un plan de restructuration de ses activités en France, passant par une réduction de l'activité de son site mosellan

Total a par ailleurs procede, ou annonce depuis, des investissements massifs pour la creation de site equivalents au QUATAR et en ALGERIE, ce qui confirme que c est une delocalisation de l activite,


Par sud-solidaires
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 22:51









Paris 4 mars 2009


Les ministres Woerth et Santini avaient invité, le 3 mars 2009, l’ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique, pour leur présenter l’agenda social 2009. Cette réunion avait été préparée, dans les jours précédents, par des bilatérales dont la tonalité ne laissait augurer aucune inflexion mineure ou majeure dans la démarche de dynamitage de la Fonction publique par le gouvernement. En effet, selon les ministres, « l’impact de la crise pour la fonction publique est par définition différent de celui des salariés du secteur privé ». Mais, heureusement, les fonctionnaires sont concernés par les mesures annoncées par le président de la République le 18 février. Ouf, un instant nous avons cru vivre dans un autre monde !

Dés le début de leurs propos, les ministres ont jugé utile, une fois encore, de fermer la porte à toute remise en cause de la politique arbitraire de suppression d’emplois publics menée depuis deux ans maintenant. Au contraire même, ils jugent que la crise rend nécessaire d’accélérer, plus et encore, la casse de la fonction publique et du service public. Elle a bon dos la crise ! Elle permet même, selon E. Woerth, un rattrapage du pouvoir d’achat pour l’ensemble des fonctionnaires.

Toujours debout sur l’accélérateur, nos ministres ont réaffirmé leur volonté d’installer une fonction publique de métiers, dans la droite ligne du libre blanc de JL Silicani, de faire passer très rapidement le projet de loi mobilité à l’Assemblée nationale, (avec l’accord du Président), de fusionner plus et encore de corps et d’étendre la PFR à tous les A de la fonction publique d’Etat. Tous sujets, sur lesquels ils savent bien, que l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique est en opposition frontale. Et ils osent alors parler de dialogue social respectueux !

Les ministres ont ensuite listé quatre axes de travail pour 2009 :
- Le recrutement, avec la volonté de revoir à la fois le contenu des concours et le rôle et la place des écoles de formation.
- Les carrières avec la mobilité et la fonction publique de métiers. La négociation sur les conditions de travail reprendra en avril, sans l’emploi des séniors, mais en conservant le volet congés maladie, notamment en matière de contrôle.
- La rémunération, avec la mise en oeuvre en 2009 de la GIPA, le maintien d’une revalorisation globale de la valeur du point d’indice prévue pour 2009 de + 0,8 %, malgré un taux d’inflation prévu de + 0,4%, la refonte de la grille de la catégorie B pour fin avril, l’ouverture d’une négociation pour le A, l’intéressement collectif.
- Le dialogue social avec la mise en oeuvre des accords de Bercy (loi et décrets), l’harmonisation des cycles électoraux, les moyens alloués aux syndicats et une discussion sur les CAP.

Suite à cette présentation, chaque syndicat s’est exprimé.

Intervention de Solidaires ……

Monsieur le Ministre

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, Solidaires n’a eu de cesse de vous démontrer que votre politique conduirait au chaos de la Fonction publique et des services publics en général. En cela, vous ne différez que peu de la politique de certains de vos prédécesseurs. Vous avez simplement appuyé sur l’accélérateur.

Aujourd’hui, tout est prêt pour que le gouvernement puisse appliquer cette politique dogmatique voulue et ordonnée par le président de la République.

Mais, même si le président et vous-même vous glorifiez de poursuivre, coûte que coûte, le plan élaboré dans le cadre de la campagne présidentielle, la crise du système capitaliste que nous vivons, conséquence d’une idéologie libérale que vous défendez, est pourtant là ! La crise sociale aussi est là ! Les mouvements sociaux aussi sont là !

Face à votre politique générale (RGPP, RADE, suppressions de postes, ouverture de capital de la Poste, fusion d’administrations, délocalisations, CCRF, Education, recherche…) les personnels, soutenus par la grande majorité de la population de ce pays, vous ont clairement démontré qu’ils ne voulaient pas de cette politique régressive mais qu’ils souhaitaient que demeurent de véritables services publics, de qualité et de proximité, basés sur de vrais besoins sociaux.

Après la forte mobilisation du 29 janvier, le président de la République a adroitement renvoyé les négociations de la Fonction publique vers, ce qu’il appelle, un agenda social. Solidaires considère donc, qu’aujourd’hui, nous siégeons « au sommet social de la Fonction publique ».

Certes, après notre entrevue en bilatérale le 26 février, Solidaires estime vous avoir pratiquement tout dit sur les attentes des agents, sur votre façon de réorganiser tous les services, qu’ils soient départementaux ou territoriaux, mais là, après vous avoir entendu, nous pensons qu’il va nous falloir être plus clair aujourd’hui. Certainement beaucoup plus clair.

Alors, nous allons vous rappeler nos exigences, qui sont aussi celles de tous les fonctionnaires qui exercent leurs missions dans la Fonction publique de l’Etat, dans la Fonction publique Hospitalière, dans la Fonction publique Territoriale.

Sur l’emploi public. A l’heure où les plans sociaux dans les entreprises se multiplient, à l’heure où le nombre de chômeurs s’accroît dangereusement, notre pays a besoin d’emplois publics, à l’Etat, dans la Santé et à la Territoriale. Vous devez cesser de réduire la question de l’emploi public à de simples colonnes « dépenses et recettes ». Nous exigeons que vous reconsidériez autrement votre politique de l’emploi public, c’est-à-dire, qu’à minima, vous arrêtiez déjà vos suppressions d’emplois dans la Fonction publique comme vous savez si bien le faire par le truchement du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite.

A Solidaires nous vous avons souvent demandé un moratoire sur les suppressions d’emplois. Maintenant, notre exigence, c’est purement et simplement le « gel » des suppressions d’emplois.

Sur le sujet du pouvoir d’achat des fonctionnaires, vous avez très généreusement conclu, lors de la bilatérale avec Solidaires et maintenant encore, que, malgré la « baisse de l’inflation », qui sera selon vos estimations de l’ordre de + 0,4%, vous ne procéderiez pas à une diminution de la valeur du point d’indice.

En ajoutant même que les fonctionnaires seront gagnants, puisque l’augmentation de la valeur du point d’indice sera, pour l’année, de + 0,8 %. Merci, merci Monsieur le Ministre, de cette largesse !

Encore faut-il vous souvenir, que les fonctionnaires ont enregistré une baisse de leur pouvoir d’achat de près de 7% depuis l’année 2000. Pour Solidaires, ce n’est pas la mise en place de la GIPA qui va consoler les 83 % d’agents que vous considérez comme gagnants, de 2003 à 2008, 2004 à 2009, etc.

A Solidaires nous vous avons demandé une revalorisation immédiate de 60 points d’indice pour tous et une augmentation de la valeur du point d’indice portée immédiatement à 5 euros.

C’est encore notre exigence aujourd’hui !

Sur les fusions de directions ou les réorganisations des services, qu’elles soient départementales ou territoriales, vous savez aussi ce que nous pensons. Vous dites vouloir des services publics plus modernes, nous aussi ! Mais votre conception première …c’est de diminuer l’intervention des services publics et donc de réduire à « peu de chose » le rôle qu’ils assurent en matière de cohésion sociale, mais aussi de mettre tous les pouvoirs de contrôle dans les mains de préfets, tout puissants.

Cela nous ne l’accepterons pas, de même que nous n’accepterons pas non plus que les personnels de la Santé soient sacrifiés, que la Santé soit sacrifiée !

A Solidaires, nous vous avons aussi et souvent demandé, un moratoire sur les fusions et réorganisations des services de l’Etat, c’est encore notre exigence de ce jour.

Et puis, grilles indiciaires et carrières, remboursements de frais de transport, revalorisation des indemnités kilométriques, mise à jour de la cartographie de l’indemnité de résidence, amélioration des conditions de travail, revalorisation des pensions, etc. La liste des revendications légitimes des agents serait longue et fastidieuse à entendre pour vous…mais elle est réelle et palpable pour les agents. Comme sont tout aussi réelles les lignes à ne pas franchir : PFR, entretien d’évaluation, projet de loi sur la mobilité…

Aujourd’hui, Monsieur le Ministre, sur tous ces sujets, Solidaires vous a entendu mais estime ne pas avoir obtenu les bonnes réponses …Avez vous de réelles mesures favorables à prendre en faveur des agents ? C’est Oui ou c’est NON ! Les effets d’annonces ou de pseudo communication, comme ce que vous venez de faire, les agents n’en veulent plus. Et Solidaires non plus !

Le 29 janvier, les agents de la Fonction publique, mais aussi tous les citoyens de ce pays, vous ont démontré leur attachement aux services publics de proximité et de qualité. A vous de ne pas les décevoir.

Partout, secteur par secteur, les agents publics vous expriment leurs mécontentements.

Aujourd’hui 3 mars 2009, avec Solidaires, ils attendent vos réponses. Réponses qui nous conduirons, soit à nous asseoir autour d’une véritable table de négociations, soit à nous mobiliser encore plus fortement le 19 mars. Dialoguer est une chose, savoir écouter et répondre en est une autre !


La CGT a terminé son intervention par une interpellation, faite au nom de l’intersyndicale, sur nos principales revendications :
- l’arrêt de la politique aveugle de suppression d’emplois et un moratoire immédiat sur celles contenues dans le budget 2009,
- l’augmentation significative de la valeur du point et la réévaluation de l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer la carrière des agents,
- le retrait de projets porteurs de lourds reculs pour la population et les personnels, qui se traduisent, notamment, par des délocalisations et des fermetures massives de services de proximité, et l’aggravation des conditions de travail,
- les moyens nécessaires à la pérennisation du financement des missions publiques en lieu et place de l’actuelle politique d’austérité imposée aux services de l’Etat, aux collectivités locales et aux établissements hospitaliers.
Les ministres n’ont pas jugé utile de répondre à ces revendications ; l’intersyndicale en a pris acte et n’a pas jugé nécessaire de poursuivre plus longuement un dialogue de sourd.


COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA FONCTION PUBLIQUE

Les organisations syndicales de la Fonction Publique déplorent que, lors de la réunion multilatérale du 3 mars, les ministres de la Fonction Publique n’aient pas répondu aux principales revendications qu’elles avaient collectivement exprimées, notamment celle de l’arrêt de la politique aveugle des suppressions d’emploi avec un moratoire pour 2009 et celle d’une négociation salariale visant à une augmentation significative de la valeur du point d’indice et à une reconstruction de l’ensemble des grilles indiciaires.

Le Ministre Eric Woerth s’est contenté de réaffirmer les choix du gouvernement, sans tenir compte ni des attentes de la population pour des services publics de qualité permettant de répondre encore mieux aux besoins sociaux et de solidarité, ni des attentes des personnels dont témoigne l’exceptionnelle mobilisation du 29 janvier dernier.

Les organisations confirment leur appel aux agents de la Fonction Publique pour qu’ils participent massivement à la journée interprofessionnelle unitaire du 19 mars, en préparant grèves et manifestations avec l’ensemble des salariés.


E. Woerth ne tient aucun compte de la situation et des attentes des personnels portées par l’exceptionnelle mobilisation du 29 janvier et ne recule pas devant des propos provocateurs en opposant « civisme » et « solidarité » aux « revendications »

Pour Solidaires, au final, la petite entreprise de démolition de la fonction publique des ministres Woerth et Santini ne connait pas la crise !

Cette réunion rend encore plus nécessaire une imposante mobilisation de tous les fonctionnaires le 19 mars 2009 !

Par sud-solidaires
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 12:12


 


 







  Sarkozy, nourri, logé, augmenté





Depuis le 1er janvier 2008, le président de la République gagne un peu plus de 19 000 euros. Jusqu'à présent, le chef de l'Etat percevait un salaire d'environ 7500 euros en théorie. Mais dès son arrivée à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a demandé à sa directrice de cabinet, Emmanuelle Mignon, de conserver son traitement de ministre de l'Intérieur, payé 4000 euros de plus par mois, avant d'obtenir une augmentation de près de 170% de son salaire. Mais maintenant que le Président de la République gagne autant que ses homologues étrangers, que va-t-il faire de cet argent ? En d'autres termes, que paye un président de la République ?


 

.


La double augmentation de salaire de Nicolas Sarkozy

Le 30 octobre 2007, l'Assemblée nationale a voté l'augmentation de salaire du président de la République. A compter du 1er janvier 2008, le chef de l'Etat perçoit 19 331 euros. Sauf que Nicolas Sarkozy avait déjà demandé une augmentation dès son arrivée à l'Elysée, au mois de mai 2007.
L'information publiée par le Canard Enchaîné avait ensuite été reprise par différents sites internet mais pas par les médias traditionnels. Un seul autre organe de presse avait évoqué cette augmentation (4000 euros en plus par mois tout de même), il s'agit du Point. Dans l’édition du 6 décembre 2007, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy avait déclaré que le chef de l'Etat lui avait demandé "de conserver provisoirement ce qu'il percevait en tant que ministre de l'Intérieur, c'est-à-dire 11 500 euros net par mois", au lieu des 7500 euros de salaire de président. Reste à savoir maintenant ce que paye le président de la République...


La mystérieuse indemnité forfaitaire pour les frais de représentation

C'est une des spécificités de la politique : tous les élus bénéficient, en plus de leur salaire, d'une indemnité forfaitaire de représentation. Cette somme est censée financer l'habillement et les dépenses de communication des élus. Ce concept de "représentation" est d'ailleurs bien curieux. Sans celle-ci, dans quelle tenue les élus viendraient-ils ? Et les salariés qui sont au contact du public, ne devraient-ils pas eux-aussi bénéficier d'une indemnité de représentation ?
Toujours est-il que cette indemnité est appelée "indemnité représentative de frais de mandat" pour les députés. Elle sert à payer ses frais de voiture, de loyer pour la permanence, frais de réception, d'habillement, de transport et s’élève à 5 790,83 € par mois depuis le 1er février 2007.
Mais quelle est l'indemnité forfaitaire du Président de la République ? Des journalistes du Point ont interrogé les services de l'Elysée mais ces derniers n'ont pas voulu répondre. Le montant est donc tenu secret. On sait simplement que cette enveloppe lui permet entre autres de s'habiller et de payer les factures de son téléphone portable Orange. Nicolas Sarkozy est par contre censé payer toutes les dépenses personnelles. Sauf que tout le monde sait que le président de la République n'a qu'un seul et unique portable. Les communications d'ordre privé sont donc forcément payées par l'Etat.


Voitures et écrans plasmas "prêtés" par les marques et les constructeurs

Pour ses déplacements, professionnels et privés, le chef de l'Etat dispose de deux voitures blindées : une Citroën C6 et une Renault Vel Satis, avec chauffeurs. Le parc automobile de l'Elysée comprend aussi 55 autres voitures. Tous ces véhicules sont prêtés gracieusement par les constructeurs car un déplacement du chef de l'Etat dans sa Renault Vel Satis renforce l'image de marque du constructeur. Ces "prêts" ne se limitent pas qu'aux véhicules. Très régulièrement, la présidence reçoit en "prêts" des produits de diverses marques. C'est le cas par exemple de tous les écrans plats de télévision, qui sont fournis gracieusement par les fabricants. D'ailleurs, selon Le Point, ces écrans plats sont provisoirement retirés à chaque journée du patrimoine lorsque l'Elysée et les ministères sont ouverts au public pour ne pas choquer le visiteur devant cette débauche high-tech.


Ce que paye vraiment le Président de la République...

Logé, nourri, habillé, équipé, le chef de l'Etat n'a donc quasiment aucune dépense. Il doit simplement payer ses impôts (impôts sur le revenu et taxe d'habitation, cette dernière s'élevant à 2000 euros pour l'année 2008). Et certainement, il doit payer une pension alimentaire dont le montant ne regarde par les médias puisqu'il s'agit de la vie privée.

Constitutionnellement, le chef de l'Etat doit rendre des comptes sur ses propres comptes. Une déclaration de patrimoine est faite à son entrée de l'Elysée et une autre est faite à sa sortie. Mais tout le monde sait que ces déclarations ne reflètent jamais la réalité et que sur ces questions, l'absence de transparence est la règle. Pour la petite histoire, selon les deux déclarations de patrimoine de Jacques Chirac faites en 2002 et 2007, la valeur du patrimoine de l'ancien président de la République a baissé au cours de son mandat alors qu'on vient de voir que le président n'a quasiment aucune dépense. Cherchez l'erreur.

 

 

 

 

 



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